Histoire

Guerre du Vietnam

La Guerre du Vietnam est un conflit majeur de la seconde moitié du XXᵉ siècle qui oppose, de manière principale, la République démocratique du Vietnam (Nord Vietnam), soutenue par l’URSS et la Chine, à la République du Vietnam (Sud Vietnam), appuyée par les États‑Unis et plusieurs alliés. Le conflit s’inscrit dans le contexte de la Guerre froide et de la décolonisation en Asie du Sud‑Est.

Après la défaite française en Indochine et les accords de Genève (1954), le Vietnam est provisoirement divisé au niveau du 17ᵉ parallèle, dans l’attente d’élections nationales qui ne seront jamais organisées. Le Nord, dirigé par Hô Chi Minh, cherche à réunifier le pays sous un régime communiste, tandis que le Sud, soutenu par Washington, refuse cette perspective. Une guérilla communiste, le Viêt Cong, se développe rapidement dans le Sud.

Les États‑Unis s’engagent progressivement : d’abord par l’envoi de conseillers militaires, puis par une intervention directe à partir de 1965. Le conflit combine guérilla, opérations terrestres de grande ampleur et bombardements massifs. Malgré une supériorité technologique importante, les forces américaines et sud‑vietnamiennes peinent à contrôler le terrain face à une insurrection très implantée localement.

À partir de la fin des années 1960, la guerre devient impopulaire aux États‑Unis. Les négociations de paix s’ouvrent en 1968 et aboutissent aux accords de Paris (1973), qui prévoient le retrait américain. Les combats se poursuivent entre Nord et Sud jusqu’à l’offensive finale de 1975, qui conduit à la chute de Saïgon et à la réunification du Vietnam sous un régime communiste.

La guerre fait plusieurs centaines de milliers de morts vietnamiens — les estimations varient fortement — ainsi que plus de 58 000 morts américains. Elle laisse le pays profondément meurtri et marque durablement la politique étrangère américaine, tout en influençant l’évolution des conflits asymétriques contemporains.