La Guerre de Corée éclate le 25 juin 1950 lorsque la Corée du Nord, soutenue par l’Union soviétique et la Chine, envahit la Corée du Sud. Le conflit s’inscrit dans le contexte de la Guerre froide et de la division de la péninsule au niveau du 38ᵉ parallèle après 1945, lorsque les forces américaines et soviétiques avaient mis fin à l’occupation japonaise.
En réponse à l’invasion, le Conseil de sécurité de l’ONU autorise une intervention militaire pour soutenir la Corée du Sud. Une coalition internationale, majoritairement composée de forces américaines, repousse d’abord les troupes nord‑coréennes jusqu’à la frontière chinoise. L’entrée en guerre de la Chine à l’automne 1950 inverse la situation : les forces de l’ONU sont repoussées vers le sud, puis un front stabilisé se forme autour du 38ᵉ parallèle.
Les combats, marqués par des offensives successives, des conditions climatiques extrêmes et de lourdes pertes civiles, se prolongent jusqu’à la signature d’un armistice le 27 juillet 1953. Aucun traité de paix n’est signé, laissant les deux Corées techniquement en état de guerre. Une zone démilitarisée (DMZ) est établie entre les deux États, toujours en place aujourd’hui.
La Guerre de Corée fait environ 2 millions de morts, en grande majorité des civils, et entraîne des destructions massives. Elle consolide la division durable de la péninsule coréenne et constitue l’un des premiers grands conflits de la Guerre froide, illustrant les limites et les risques des affrontements indirects entre blocs rivaux.